Elle est dans l’immobilier, l’un dans les pompes funèbres et l’autre
dans la frippe... Une nuit , ils s’introduisent tous les 3 dans un
appartement vide. Ils sont ensemble, ils sont seuls....
Organisant
avec une science consommée les trajectoires des trois protagonistes et
leurs points de rencontre, le film dessine un paysage matériel et
mental aux terrifiantes perspectives. Celles d’une ville, d’un pays,
d’un monde désenchanté de lui-même. La froideur de cette évocation
n’est qu’en surface. Sous ces plages lisses et dans ces interstices,
on perçoit le désir, omniprésent, qui surgit en éclats si brefs qu’ils
semblent sans aucune durée, sans possibilité de s’inscrire dans le
temps. Mais qui sont là.
“Vive l’amour”, c’est bien ce que dit le
film. Mais plutôt comme une plainte, une revendication mélancolique et
butée, où perce une sourde ironie.